Bruit dedans

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Anna Dubosc

Bruit dedans

C’est le récit qui donne l’existence

Ce texte inclassable, à la fois profond et chargé d’émotion. Qui ne se détourne pas de l’existence mais la donne à voir en même temps que lui-même advient. Un exercice périlleux, à tout instant menacé de virer à l’artifice, mais ici d’une totale évidence.

Jean-Claude Lebrun L'Humanité

Toi, tu écris des livres que tu fabriques quotidiennement. Tu racontes les choses pendant qu’elle arrivent, en même temps qu’elles arrivent. Ce qui arrive, c’est que tu les racontes. La vie est là.
Dans Bruit dedans, son sixième texte, Anna Dubosc interroge le réel à travers le récit de sa vie présente, ses joies, ses épreuves, qu’elle fixe dans les mots pour qu’ils les lui révèlent. Un récit écrit en direct, sous nos yeux, qui glisse inévitablement et insensiblement vers cette fiction qu’est la réalité.

Au-delà de l’autofiction, Bruit dedans est un miroir pluriel du désir d’écrire. Anna Dubosc le sait sans doute : le centre de l’écriture est un point aveugle, une absence (…) un affrontement avec le temps, toujours non pas victorieux, mais hors-cadre. Bruit dedans parvient admirablement à en rendre compte. Admirable animation de ce refus du temps qui passe et que pourtant l’autrice parvient à faire advenir.

Marc Verlynde La Viduité

On ne sait plus si elle écrit la vie ou si elle est la vie. Parce que toujours cette question est juste au cœur. C’est le réacteur nucléaire de ce livre. Tout noter, ne rien perdre de la vie qui nous attache et qui nous arrache à ceux qu’on aime. Il y a comme une taxidermie par l’écriture. Sauf que tout reste vif, comme la blessure, comme la joie, comme le désir. […] C’est un livre fort sur l’écriture, sur sa puissance et son éternelle souffrance.

Jane Sautière, auteure Verticales
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Anna Dubosc Anna Dubosc

Anna Dubosc

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On est happé par une prose nerveuse, rugueuse, enlevée, qui, dans sa visée totalitaire, n’épargne rien ni personne. Car Anna Dubosc est directe et son regard implacable épingle sans ciller ce que la plupart, par réflexe conditionné, omettent. C’est la vie, l’amour, la mort qu’une approche singulière virginise. C’est surtout un fascinant tour de force.

Bénédicte Hein

C’est presque un roman sur le temps de la narration et de l’invention de soi. Comment coudre le vent et remplir le vide par les mots ? Cela tient un peu du tour de magie. À partir de quel moment ce que l’on a à dire est-il intéressant ? Toujours la même réponse : le sujet est peut-être moins intéressant que son traitement […] C’est le petit miracle de ce livre pudique et sans effet, délicat mais bourré d’énergie créatrice.

Michel Ellis L'Espadon

Dans Bruit dedans, une autofiction nerveuse et poignante, Anna Dubosc engage tout son corps pour chercher à traverser sa vie afin de mieux en être traversée […] Le lecteur assiste ainsi à une sorte d’opération propre à l’écriture : passer du corps physique au corps symbolique, transformer le réel en littérature pour le faire exister. C’est l’écriture elle-même qui est le sujet de Bruit dedans.

Anna Dubosc parvient à capter et à décliner ces pulsations de vie, battants au cœur des êtres et du monde. Un récit vibrant, dense, efficace. Un coup de cœur foudroyant […] C’est un texte qui nous touche par son écriture à vif à la fois cadencée et percutante.

Karen Cayrat Pro/P(r)ose

Organiquement touchée. Oscillant entre tendresse et dureté, Bruit dedans donne à vivre l’expérience de l’écriture vécue de l’intérieur. L’écriture comme une impulsion, une nécessité de chaque instant. Ecrire comme respirer : une question de survie. Un livre fort, vif et extrêmement touchant sur l’acte d’écrire. Un grand coup de ❤️

Valérie Schopp L'Arbre à mots, Rochefort

Nous voilà sans cesse bousculé, surpris, par le récit, le débit, à fleur de nerfs, sur le fil, sur le vif, l’écriture crue, cruelle, altruiste, tendue, grave, joyeuse, drôle, tendre, en larmes, en fous rires, au bout du rouleau, au bout du stylo…

Parler de soi, aussi intimement, c’est aussi parler des autres. Le récit autobiographique se transforme en miroir, et c’est le lecteur qui devient réfléchissant.

Alexandre Burg Garoupe - lectures

Débutant comme une banale autofiction, le récit de vie avec ses plaisirs, son angoisse du temps qui passe et l’irruption de la mort devient vite une réfexion sur l’écriture, son processus, son but, sa nécessité […] Captivant.

La marqueterie du texte est soutenue par une simplicité sans fard, soumise au seul principe du «direct», jusqu’à ce que surgisse la vie de la vie, c’est-à-dire la fiction.

Je viens de le terminer. C’est vertigineux.

Aude Le Chameau sauvage, Toulouse

Une écriture de l’immédiateté […] Gommer les frontières entre la réalité et la part de fiction.