Les Singes rouges

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Philippe Annocque

Les Singes rouges

Une histoire de liberté à conquérir, sur soi et les autres.

Outre-mère. Ce beau récit en fragments qui accueille les extraordinaires souvenirs d’enfance de sa mère, dans la Guyane et la Martinique des années 30.

Véronique Rossignol Livres-Hebdo

Être la plus petite. Suivre le carnaval. Courir après les sauterelles vertes. Avoir un tigre à soi. Voir les Chinois grands. Savoir sa mère malade. Quitter son premier pays. Perdre son prénom. Être trop colorée, être trop blanche. Aimer la guerre et les fleurs. Se promener sur la plage en dormant. Perdre son deuxième pays. Gagner sa vie.
À travers le portrait d’une enfant éprise de liberté dans la Guyane et la Martinique d’autrefois, la question de l’identité qui traverse tous les livres de l’auteur prend enfin les couleurs de sa propre créolité délavée.

Les Singes rouges n’est pas un roman et n’est pas non plus un témoignage, c’est un objet littéraire qui s’intéresse aux bribes du passé pour s’interroger sur l’identité familiale et personnelle, mais aussi, comme toujours chez Annocque, sur l’identité de l’écrivain, de celui qui parle.

Guillaume Contré Le Matricule des anges

C’est un beau texte, une promenade poétique autour de la question de l’identité qui toujours commence au loin (loin d’ici, des quatre murs entre lesquels vous êtes peut-être confiné), dans les souvenirs des autres ou ce qu’il en reste.

Nathalie Peyrebonne Délibéré
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Philippe Annocque Philippe Annocque

Philippe Annocque

Pas bien sûr d’être un, dubitatif quant à la mention « Du même auteur » qui accompagne ses livres, Philippe Annocque répond cependant quand on l’appelle par son...

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Philippe Annocque quitte l’univers romanesque que l’on connaît, marqué par un fort imaginaire fictionnel puissant, pour ce portrait délicat, cette chronique tendre des origines, du paradis perdu si présent pourtant sous la plume de ce «Martiniquais délavé».

Alain Nicolas L'Humanité

Un des aspects positivement passionnant des Singes rouges est le livre de l’ombre, la version raturée, tous les repentirs malgré tout conservés par l’auteur et qui touchent à cet essentiel sans explication que seulement ainsi il parvient à nous donner à lire.

Marc Verlynde La Viduité

Oh que c’est beau ! Un livre qui se feuillette comme un album de photos souvenirs de famille. En noir et blanc, un peu délavées, qui évoquent plus qu’elles ne racontent une histoire. A l’image de ces chapitres courts où le narrateur superpose les souvenirs de sa mère aux siens, comme une photo que l’on retourne pour vérifier la date. Un nouveau coup de cœur de cette rentrée ! Qu’on se le dise !

Gilles Perrotin Le Marque Page, Quintin

Peut-on tout dire, tout écrire ? Qui parle vraiment ? On l’ignore un peu et c’est là l’autre intérêt du livre qui embrasse la trajectoire d’une quête personnelle, toujours à questionner. L’auteur se pose des questions, on le sent parfois gêné —oui, la peur d’être trop intime —et la réponse serait ce livre sensible, touchant car jamais sûr de lui, tâtonnant et hésitant, pudique.

Olivier Hervé L'Espadon

Les singes rouges est un livre susceptible de toucher un large public même s’il reste très personnel et si, en entreprenant d’écrire tous ces souvenirs, en leur faisant traverser le temps et l’océan et les rendant étonnamment présents, Philippe Annocque semble surtout tenter de prendre possession d’un héritage inconnu qui s’avère une part de lui-même.

Emmanuelle Caminade L'Or des livres

Un texte douloureux et pudique, plein de trous comme la mémoire, plein de scrupules aussi dont il fait sa matière (qu’est-ce qui est partageable d’une histoire familiale ?), plein de la mélancolie enfin des choses qui ont été et qu’on n’a jamais vues.

Didier da Silva, écrivain

Ce texte est un bijou de littérature. On se laisserait emporter encore pendant des centaines de pages et j’aurais encore beaucoup à en dire. Lisez Annocque !

Un roman singulier, qui laisse une douce empreinte, entre tendresse et nostalgie.

Mots pour mots Babelio

Un récit intimiste d’une profonde sensibilité, l’histoire d’un déracinement et d’un prolongement. L’attachement à une mère elle-même attachée puis arrachée à une autre partie du monde. Quand l’écriture de soi passe par l’écriture de l’autre.

Elle Bruxe, lectrice

Un livre sur l’enfance antillaise de sa mère, un livre sur l’identité personnelle et familiale, sur les souvenirs, ces objets fuyants, sur ce grand mystère, toujours, qu’est la jeunesse de nos parents, un livre sur la couleur de la peau aussi, sur la créolité qui est là, même « délavée », et surtout un livre délicat qui aurait presque peur d’être trop intime et qui se demande d’ailleurs ce que ça veut dire l’intimité en littérature. Hautement recommandé, comme disent les algorithmes.

Guillaume Contré, critique, traducteur

L’auteur mêle les souvenirs d’enfance de sa mère aux siens, comme un pont entre les générations, souvenirs qui font ce que nous sommes, qui tissent une identité à petites touches. Loin de revendiquer une origine ou une appartenance délétère ou revendicatrice, c’est plutôt une interrogation sur ce que la vie fait de nous, sur sa manière de construire une vérité singulière, concrète, sensible

Olivier L'Hostis L'Esperluète, Chartres

Ce que Philippe Annocque est en train de nous dire explicitement dans un texte qu’il ne range pas dans la catégorie roman c’est que la littérature ne peut se passer d’évoquer la vie quotidienne, l’identité de l’auteur ne peut être exclue du champ de l’écriture, son origine ne peut être mise de côté.