Son ciel de cendres

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Valérie Cibot

Son ciel de cendres

Valérie Cibot cisèle un texte à la beauté singulière et métaphorique, aux confins du vivant, du sacré. Un voyage initiatique comme une coulée de lave dans un tapis de verdure où l’écriture chemine lentement, creuse, sonde et tisse ce qui nous relie au monde dans une langue poreuse et tellurique, où les sensations, les traces affleurent et flottent au plus près du vide, sur un fil tendu de poésie. Une infusion lente où l’intime et le politique s’entrelacent comme une bulle d’air pleine de questions qui remonte à la surface.

Mathieu Le Square, Grenoble

Sept jours pour créer le monde. Sept jours pour le défaire. Chez les Dallols, sept jours pour transporter le corps des morts au lac sacré, là où les rituels ont lieu.
Tirant la dépouille de sa grand-mère sur un traîneau, Sam se met donc en route, mais très vite la situation lui échappe. Un grand incendie a réduit la forêt en cendres. Le voyage de deuil prend alors des accents initiatiques, en la confrontant, lors de son errance, à sa solitude et à ceux qui restent.

« Je me suis demandé pourquoi je n’avais pas eu la force de refuser, de fuir, d’oublier qu’il y avait là, tissé dans l’étoffe, surgissant de la soie, ton corps vidé de son air. »

Son ciel de cendres est une splendeur, lente et – en même temps – tendue par un suspens terrifiant, une friction entre la modernité incarnée par Sam et une tradition qui – si elle paraît dépassée – est sans doute l’ultime chose qui ne soit pas encore gommée par l’effondrement en train de se produire. C’est très beau, c’est poétique, c’est incarné, c’est intime et politique en même temps. C’est un très grand livre.

Eric Pessan, auteur

Un roman initiatique d’une rare force où l’écriture est vraiment au service du personnage principal et propose un voyage à nul autre pareil […] Un moment de bonheur et de découverte, quelque chose de rare et de précieux, à conserver, entretenir et transmettre à son tour.

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Valérie Cibot Valérie Cibot

Valérie Cibot

Valérie Cibot est née en 1980. Diplômée en sciences sociales de l’EHESS, elle a travaillé pendant treize ans comme journaliste en presse écrite. À l’orée de la ...

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Valerie Cibot nous fait arpenter des paysages dignes de La Route de Cormac McCarthy, le survivalisme gore en moins, l’augmentation du lecteur s’effectuant au gré d’une poésie puissante […] Il faut donc lire Son ciel de cendres comme une épreuve, aller au bout du chemin avec Sam, sentir les lignes intimes bouger dans notre rapport à la nature, à notre animalité, à la ville et la façon avec laquelle il nous est proposé de faire civilisation. Il est de nombreuses questions que ce livre magnifique aborde, notamment une toute personnelle, qui me hante : la question du grand temps, du rapport entre le temps d’une vie, la nôtre, et ce grand temps qui est celui de toutes les vies, celles de ceux qui nous ont précédés, qui nous survivrons, des vies que les tantes de Sam - dans un geste de conjuration du travail des Parques - relient les unes aux autres à coup de lanières en coton et de bouts de chiffons. Ou comment marcher sous son ciel de cendres peut se révéler si beau.

David Deneufgermain, auteur

Valérie Cibot, en une écriture dense, travaillée et incarnée, donne de l’intensité à son roman. Elle avance à son rythme, ne se laisse pas happer par la narration, pose calmement son texte, évoque la mort mais aussi le vivant sous toutes ses formes, animales, végétales et humaines. Elle sonde avec acuité les divers états d’âme d’une jeune femme qui ne renonce pas, faisant preuve, malgré les épreuves, d’une abnégation salvatrice.

Jacques Josse remue.net

Valérie Cibot excellait à imaginer la prose poétique méticuleuse capable de mettre en scène l’entrechoc entre des codes culturels divergents, des avidités et des résistances à celles-ci, en des affrontements discrets, feutrés ou au contraire plus éclatants. Son ciel de cendres, son troisième roman, constitue l’éblouissant aboutissement provisoire de ce cheminement dans la confrontation nécessaire de l’intime et du politique, autrement dit de ce qui peut faire sens pour chacune et chacun comme pour toutes et tous.

Avec son écriture de condensation et de musicalité, toute de précision sensuelle, d’images et d’usures, d’incertitudes et de projections, Son ciel de cendres raconte le retour d’une jeune femme dans sa communauté pour accompagner la dépouille de sa grand-mère. Le charme primordial [de ce roman] reste la manière dont Valérie Cibot fait de son écriture une spéculation, un songe halluciné de sensations.

On est vite scotché par la puissance cinématographique de l’écriture de Valérie Cibot, par sa dimension organique. Elle nous transporte dans un paysage apocalyptique et mène, le temps d’un rituel de deuil, une femme et sa colère sur le chemin de la lumière.

Christophe L'Atelier, Paris 20

Une sorte de retour au vivant tel qu’il est. A saisir. Même dans un monde abîmé […] Quel travail essentiel, d’une splendeur inhabituelle, à mettre entre toutes les mains et les cœurs, surtout aujourd’hui […] Un livre infiniment résonnant. J’ai adoré.

Margot Librairie Passages, Lyon

Une errance qui n’est pas sans évoquer La Route de Mc Carthy. Quand tout s’est effondré, quand, où que l’on porte le regard, le réel dénudé fait horreur, pour lui redonner chair, il nous reste des récits, des mythes, qui aident à maintenir le monde habitable. Et la force invincible du vivant dont nous sommes une toute petite part.

Vincent Le Tiers-Temps, Aubenas

Son ciel de cendres restitue avec puissance l’expérience initiatique d’une femme engagée de tout son être au cœur d’une nature dévastée et palpitante. Un roman envoûtant qui agit comme un sortilège.

Estelle Librairie Rousseau, Pontarlier

L’écriture de Valerie Cibot est d’une telle poésie que ce roman est une subtile leçon de vie.