L'Inamour

Lire un
extrait
Bénédicte Heim

L'Inamour

Une façon de dire par les gestes et le corps, un sens tendu du phrasé. Avec Bénédicte
Heim, les mots s’appellent et s’interpénètrent, engendrent mouvements et accords, cultivent l’altérité comme source d’éblouissement et de subversion […] C’est la folie pleine de panache d’un non qui est un oui souverain à l’amour, qui est distillée par ce roman parlé à la langue naïvement farouche.

Constantin perçoit tout avec une acuité exacerbée. Il est inadapté. Despotique et implacable, son père ne vénère que la force virile, la réussite, les conquêtes conformes. Constantin est à ses yeux un raté qu’il convient de normaliser. Autour de ce tandem ennemi gravitent la mère, bienveillante mais terrifiée, Ambre, la fille aînée, brillante donc épargnée, et Mano, la cadette, rongée par le mépris paternel.

Dans une prose cadencée, fiévreuse, au fil d’un monologue haletant qui épouse au plus près les perceptions de l’enfant, Bénédicte Heim raconte un carnage intime.

Dans ce roman prenant parfois la tonalité d’une fable et exaltant la difficile liberté d’être soi face à l’enfermement de l’éducation, Bénédicte Heim aborde ainsi tant l’enfer de “l’inamour” que l’illumination quasi sacrée de l’amour au travers du vécu d’un enfant différent […] ce texte percutant et bouleversant approchant au plus près l’intime célèbre le pouvoir libérateur de l’écriture poétique.

Emmanuelle Caminade L'or des livres

Sans aucune concession, ce livre de Bénédicte Heim dégage une force impressionnante et interroge notre propre violence et notre condition de vivant. L’écriture est convulsive, syncopée, haletante, poétique, sans aucune ponctuation, elle arrive comme un torrent de vie car il y a une vie avant la mort.

Jean-François Rouzières Témoignage chrétien
Acheter ce livre Lire un extrait Partager
Bénédicte Heim Bénédicte Heim

Bénédicte Heim

Bénédicte Heim est née en 1970 à Strasbourg. Elle est professeur de français dans un collège de banlieue parisienne. Elle vit à Paris. Elle est l’auteure...

Lire plus

Dans une langue magnifiquement idiote, dans un souffle mais aussi dans le malheur d’être réduit à celui qui ne saurait parler, Bénédicte Heim donne à entendre non le handicap mental, mais l’exactitude de la perception, les différentes traductions de la folie domestique.

Il y a des livres qui vous mettent une claque, Dont on se remet difficilement et L’Inamour est de ceux-là ! Un roman fiévreux, sans ponctuation, qui se lit d’un souffle. Une prose haletante, déchirante, immensément poétique. Une incroyable découverte !

Valérie Schopp L'Arbre à mots, Rochefort

Entre roman et poème en prose, ce texte inclassable qui séduit par la fluidité et la tension de son écriture hors du commun, est en soi un manifeste sur le pouvoir du langage.

Un monologue percutant, au flux fiévreux et saccadé, dans son implacable mise en voix d’une enfance volée.

Jacques Josse remue.net

C’est très beau. Cela nous permet de considérer ce que l’on nomme folie comme une façon davantage sensorielle d’appréhender le monde qui nous entoure… et la narration le retransmet parfaitement !

Caroline Les Traversées, Paris

J’ai terriblement adoré L’Inamour qui m’a pratiquement autant bouleversée que Le démon de la colline aux loups. Et ce n’est pas peu dire !!

Coline Le Bateau Livre, Pénestin

Une extraordinaire découverte. Je ne connaissais rien de Bénédicte Heim. C’est d’une telle originalité d’écriture et d’une telle beauté.

Claudine Bergeron