« C’est par le pain partagé que nous nous sommes attachés à vous. C’est biblique, oui. Une bible des temps modernes qu’on n’évoque pas sans un rire bref, parce que c’est une chose bien dangereuse que le sacré et que, comme tous, nous le redoutons. Aux gens qui nous insultent parce que nous vous nourrissons, comme si vous étiez des pigeons, avec les mêmes reproches (la crasse, les maladies), il faudrait brandir le sacré du pain comme on agite l’ail au nez du vampire. »
Un récit empreint d’humanité, qui nous incite à réfléchir, à prendre conscience de ce qui se passe en bas de chez soi, à quelques mètres, dans une totale indifférence.
Ce livre est un appel à la fraternité, et à ce qu’il reste en chacun de nous pour accueillir, nourrir, abriter et prodiguer les gestes les plus simples du quotidien : partager. Avoir, enfin, « le sentiment brusque et indiscutable que c’est ici qu’il faut être. »