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Ustrinkata

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Arno Camenisch

Ustrinkata

Prix suisse de littérature 2012 (inédit)

Grisons-nous !

Véronique Rossignol Livres Hebdo

C’est le dernier soir à L’Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là: la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l’Otto, le Luis, l’Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L’alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C’est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ?
On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu’il y a quelqu’un pour raconter, on reprend un verre.
Ce Prix suisse de littérature 2012 s’avale cul sec !

Un hymne à la puissance de la poésie, composé avec beaucoup d’humour et de sensibilité, chantant son pouvoir créateur capable de sauver de la disparition (un lieu, une langue, une époque) par l’acte même de la réinvention. Camenisch dessine des personnages pleins d’une drôlerie râleuse, un humour anarchiste souffle dans leurs discours et leur gaîté têtue se révèle un excellent antidote à la mélancolie.

Roman Bücheli Neue Zürcher Zeitung

Camenisch tient son sujet à une distance ironique et révèle aussi les défauts et les problèmes de sa petite société : la désertion de la jeunesse, le recul des langues romanches, et bien sûr la disparition des bistrots du coin l’un des derniers lieux de transmission des histoires et des sagesses populaires. Ustrinkata est un hommage à la transmission orale, au pouvoir du récit.

Angelo Algieri Der Freitag
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Arno Camenisch Arno Camenisch

Arno Camenisch

Arno Camenisch est né en 1978 à Tavanasa, dans les Grisons. Il écrit de la poésie, de la prose et pour la scène, principalement en allemand, parfois dans sa la...

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La chronique haute en couleur d’une bourgade à la périphérie de toute modernité, aussi éloignée des clichés régionalistes que du chef-lieu de canton.

Ustrinkata est drôle et terriblement désespéré (l’un n’empêche pas l’autre), écrit dans une langue qui sent la terre et la boue, il y a de l’Arno Schmidt chez Arno Camenisch (ces deux-là partagent plus qu’un prénom et une langue, c’est évident), et c’est une magnifique trouvaille de Quidam.

Eric Pessan, écrivain

Ce texte en prose si théâtral devrait arracher des cris de joie aux adeptes de l’unité temps-lieu-action (faussement attribuée à Aristote). Le petit joyau s’intitule Ustrinkata. Ce n’est pas du finnois, mais du sursilvan et cela signifie quelque chose comme tout boire, tout bu.

Jürgen Lentes Junge Welt

On est agrippé par le pittoresque truculent et souvent attendrissant des piliers de bar hauts en couleur de l’Helvezia.