De la terre des pleurs un grand vent s'éleva

Lire un
extrait
Jane Sautière

De la terre des pleurs un grand vent s'éleva

Jane Sautière transforme son engagement citoyen en une expérience littéraire au plus près du réel.

Amaury Da Cunha Le Monde

« C’est par le pain partagé que nous nous sommes attachés à vous. C’est biblique, oui. Une bible des temps modernes qu’on n’évoque pas sans un rire bref, parce que c’est une chose bien dangereuse que le sacré et que, comme tous, nous le redoutons. Aux gens qui nous insultent parce que nous vous nourrissons, comme si vous étiez des pigeons, avec les mêmes reproches (la crasse, les maladies), il faudrait brandir le sacré du pain comme on agite l’ail au nez du vampire. »

Jane Sautière problématise et questionne le fait de parler, la possibilité de parler, elle délimite un espace à la fois littéraire et éthique résultant de la volonté de ne pas parler des exilé.e.s comme on pourrait parler de n’importe quel autre objet – et surtout de ne pas parler à leur place. Le texte est régulé par le désir de témoigner sans réduire, sans prétendre connaître, sans effacer la distance d’avec celle qui parle, qui écrit, et la singularité de ceux et celles dont il est question […] Le livre est un lieu de l’accueil, de l’écoute, du regard.

Jean-Philippe Cazier Diacritik

Appeler et requérir la vie, voilà ce à quoi on pense en lisant De la terre des pleurs un grand vent s’éleva […] Au-delà de la politique, au-delà de la morale, Jane Sautière nous ramène à notre condition humaine […] Dans un texte qui avance par petites touches, qui laisse la place au blanc et à la respiration, [elle] nous vrille le cœur tout en nous donnant envie de ne rien lâcher. Il y va de notre humaine condition.

Gabrielle Napoli En attendant Nadeau
Acheter ce livre Lire un extrait Partager
Jane Sautière Jane Sautière

Jane Sautière

Jane Sautière est née en 1952 à Téhéran, Iran, et demeure à Paris 19e. Elle est principalement publiée aux éditions Verticales : Fragmentation d’un lieu commun, coll. « ...

Lire plus

Un texte intime et universel contre le traitement inhumain des immigrés dans son style littéraire, poétique et bouleversant. Par son expérience à leurs côtés, dans Paris, par les luttes communes et le pain partagé, Jane Sautière redonne à toutes ces personnes leur statut d’être humain dans un monde qui essaye, de plus en plus, de les effacer. Elle fait résonner Primo Levi, invite à l’indignation, à l’action, à un retour à notre humanité, dans un texte d’une beauté et d’une puissance rares où désespoir et lumière dansent sous les ponts main dans la main.

Yuyine Librairie Molière, Charleroi

C’est un petit livre sur la force du collectif, sur la désobéissance civile lorsque la loi est injuste, sur la violence subie, sur des mains tendues […] En s’adossant à Primo Levi, en questionnant la notion de l’étranger et le droit du sol, Jane Sautière écrit un immense livre sur ce que cela fait d’être humains tous ensemble. Alors qu’une partie de la classe politique ne parle que de répression et de fermeture, alors qu’un faux espoir relayé par internet vient de provoquer au moins 72 morts à Ceuta, ce livre ouvre, en grand, nos bras réunis pour commettre un acte politique révolutionnaire : accueillir.

Eric Pessan, écrivain

Il ne lui faut pas plus de soixante pages pour dire l’essentiel. Avec des mots simples et des phrases justes, [Jane Sautière] décrit dans un récit précis et percutant la situation concrète des réfugiés face à l’indifférence (voire au rejet ou au mépris), face aux regards détournés, face à la Puissance Publique.

Jacques Josse remue.net

Voici un livre qui mérite un bel accueil en cette rentrée littéraire. Il y est question de comment s’organise des formes de résistances inscrites dans la proximité, et qui permettent en un rien de temps l’organisation d’une distribution alimentaire au profit de migrants […] Admirable petit texte, inspirant, qui rend compte de ce que l’hospitalité et l’indignation, côte à côte, devraient pouvoir signifier. Un cri de colère avec des mots justes et qui frappent fort.

Librairie Esperluette, Lyon

Lire Jane Sautière, c’ est entrer en croisade contre l’ignorance, la bêtise, l’individualisme, la crasse humaine. Son écriture fragmentaires est présente, ouverte, emphatique et politique, sociale, sociable, humaine […] Il faut la lire pour retrouver cette notion de courage, de colère, de résistance aux sirènes politisées, de manifeste qui nous donne foi en l’être humain.

Sabine Faulmeyer

Ce livre est un appel à la fraternité, et à ce qu’il reste en chacun de nous pour accueillir, nourrir, abriter et prodiguer les gestes les plus simples du quotidien : partager. Avoir, enfin, « le sentiment brusque et indiscutable que c’est ici qu’il faut être. »

Maud La Librairie du Centre, Ferney-Voltaire

Un texte court, riche et percutant qui, en peu de mots mais avec plein de force, donne à lire des fragments d’histoires, de rencontres, de solidarité, d’indignations […] C’est un cri de colère, exacerbé par la montée des extrêmes droites, le constat d’une lutte sans fin, mais une lutte, et un appel à résister.

Elodie De fil en page, Château-Arnoux

Un texte d’une puissance extraordinaire dans sa concision et sa portée universelle pour dire « l’illimité d’une lutte qui n’est jamais victorieuse mais qui doit se poursuivre ». La référence à Primo Levi pèse lourd dans le rapprochement qu’elle imposé. Plus encore le poésie du titre emprunté à Dante. Magnifique.

Nos lectures hors champs, Instagram

Indignez-vous. Ce sont les mots qui ont jailli à la lecture de ce livre. La voix de Hessel venait en contre-point des mots écrits sous ms yeux. Indignez-vous. Poignant sans être ni chichiteux ni larmoyant. Lecture essentielle et nécessaire.

Claire Le Marque Page, Quintin

Une fois de plus, Jane Sautière nous subjugue par le regard qu’elle porte sur notre monde, par la beauté de sa langue et par sa profonde humanité. Un texte dense, capsulaire et magnétique pour dire notre indigente hospitalité.

Les Champs magnétiques, Paris

Attention : texte important.Ce récit court et humaniste est à offrir à tout le monde. Un appel vital à l’empathie, à la solidarité et au partage. Merci à Jane Sautière pour ce cri du cœur ESSENTIEL !

Les Nouveautés, Paris

Jane Sautière, fenêtres sur corps Un très bref récit où l’autrice parle de ce qu’elle a vu dans son XIXe arrondissement.

Mathieu Lindon Libération

Dans son œuvre hétéroclite et lumineuse, à la croisée entre la littérature sociale, le récit intime et la poésie, Jane Sautière s’empare des sujets d’actualité les plus contemporains, avec le recul d’une vie aventureuse et non conventionnelle, et une sensibilité extraordinaire.

Atout Livre, Paris

Dans ce récit dédié à l’accueil et à l’hospitalité, Jane Sautière relate avec modestie la manière dont elle en est venue aider les plus démunis. Elle réenchante ce geste fondateur de la dignité humaine. D’une rare pertinence, cet éloge s’impose par son évidence.

Librairie Compagnie, Paris

Avec une élégance rare, Jane Sautière offre une puissante réflexion sur l’absence d’humanité d’un système sourd et indigne.

L'Usage du papier, Trouville-sur-Mer

Un récit empreint d’humanité, qui nous incite à réfléchir, à prendre conscience de ce qui se passe en bas de chez soi, à quelques mètres, dans une totale indifférence.

Cécile La Machine à lire, Bordeaux

Une lecture indispensable. Pour nous tous qui désespérons, cette phrase qui embrasse notre désarroi autant qu’elle nous transmet sa force : « La défaite est permanente mais la victoire aussi. » […] Achetons ce livre, offrons ce livre, faisons-le circuler comme un sang vital dans notre corps social si abîmé, proche du collapsus, et qui pourtant ne demande qu’à prendre un autre chemin. Du moins est-il encore permis de l’espérer… Contribuons à rendre ce livre viral, non comme sont viraux une énième maladie du siècle ou un absurde instantané de l’époque, mais comme une saine contagion d’idées et de sentiments partagés, qui puisse essaimer dans un futur qu’on devine inhospitalier. Que de la terre des pleurs un grand vent s’élève pour souffler sur les braises de notre humanité.

Nath Pa, lectrice Facebook

Il y a, dans le court récit de Jane Sautière, la grâce et la simplicité d’un geste ; partager le pain. Le pain universel, sacré même, offert à ceux qui, parce qu’étrangers et pauvres, vivent dans les campements de fortune des quartiers populaires de Paris. Délicatement, simplement mais résolument, le pain – et le texte- offerts redonnent corps et dignité à ces hommes, ces femmes, ces enfants. Redonnent confiance aussi peut-être aux mains ouvertes. « Nous sommes dérisoires. Mais nombreux. Car partout se déploient les gestes de l’humanité. Sans le moindre bruit. Avec évidence. » Espoir.

Les Arpenteurs, Paris

Magistralement éclairant par ces fragments d’évidence et de solidarité, donc bouleversant.

Margot Bonvallet Flaneuse de pages

Ce bref texte puissant, plein de rage et d’émotion est à lire absolument !

Les Beaux Jours, Tarbes

Et si le mot « Fraternité» prenait toute sa place ?

Stéphanie La Procure, Lille

Elégant et pudique.

Les Bucoliques, Le Tréport