Au lendemain des élections iraniennes tumultueuses de 2009, une femme cartographie les statues qui ont disparu des espaces publics de Téhéran, puis les morts de la répression. Tandis qu’elle parcourt la ville, ses nombreuses questions se résument à une seule : de quel langage user pour traduire la perte ? Dans des fragments qui se superposent les uns aux autres, mêlant plusieurs univers, perspectives et styles narratifs, poupe missaghi offre, avec Inventaire des disparus, un des aperçus les plus intimes et contemporains de l’Iran, tout en interrogeant la nature même de la narration. Un roman poignant et obsédant sur l’art, le désir, l’amour et l’effroi.
Un livre vertigineux qui fait de la littérature un lieu de mémoire, de résistance et d’invention […] Rares sont les livres qui donnent à ce point le sentiment que leur forme est inséparable de ce qu’ils ont à sauver.
Ce roman est l’un des plus forts et singuliers de la rentrée littéraire […] Chaque chapitre regorge d’expérimentation formelles vertigineuses. Une littérature en mouvement, en perpétuelle écriture, sans point final.