La Tenda Rouge de Bologne de John Berger Dessins de Paul Davis
Traduit de l'anglais par Pascal Arnaud 112 pages.
15 euros ISBN : 978-2-915018-37-0
Écrivain engagé, romancier, poète, essayiste, scénariste, peintre et critique d'art, John Berger, quand il n'est pas en voyage, partage son temps entre la région parisienne et un petit village de Haute-Savoie où il vit et travaille depuis quarante ans. Créateur en perpétuelle recherche, artiste, penseur européen éminemment influent, il a obtenu plusieurs prix littéraires, dont le Booker Prize en 1972 pour G.
Du rouge aux fenêtres de la Piazza Maggiore, et partout, au détour des rues, le souvenir d'un oncle dont la grande passion fut d'écrire des lettres, en recevoir, et lire, et voyager. En une centaine de séquences ciselées, fragmentaires, délicatement rehaussées par les dessins de Paul Davis, ce délicieux récit-promenade déroule le fil d'une subtile méditation sur la mémoire et le temps. Une flânerie lyrique à travers les mondes d'une cité sans âge comme cet oncle Edgar tant aimé que Bologne la rouge fascinait, et que John Berger fait revivre en un « cri murmuré »
John Berger, écrivain de l'année(mais il l'est chaque année depuis toujours)
Par Didier Jacob, didier-jacob.blogs.nouvelobs.com 14 décembre 2009
La Ultima volta Après de A à X, son dernier roman paru aux éditions de l'Olivier, John Berger nous offre la Tenda rouge de Bologne et nous entraîne dans les couleurs de cette ville italienne, sur les traces d'un de ses chers disparus. Par Catherine Goffaux-Hoepffner, Livres & Lire, mensuel du livre en Rhône-Alpes, décembre 2009
Dans la ville rouge
Le moment est à la fois poétique, politique, onirique. Et inoubliable. Par Christophe Kantcheff, Politis, n°1071, 8 octobre 2009
« Nous le suivons, les yeux fermés, [ ] les yeux fermés nous voyons des tableaux magnifiques, infigurables, mais qui nous font presque pleurer. » Maryline Desbiolles
« John Berger parle de ce qui est important et non de ce qui est intéressant. Il est sans pareil dans le monde littéraire depuis D.H. Lawrence, aucun écrivain n'a su allier une telle attention au monde sensuel et une telle écoute aux impératifs de la conscience. C'est un artiste et un penseur extraordinaire. »Susan Sontag
« Toutes les fenêtres devant lesquelles je passe ont des stores et tous ont la même couleur. Rouge. [ ] On les appelle tende. Le rouge n'est pas un rouge argile, ni terracotta, c'est un rouge teinturier. De l'autre côté des stores, il y a les corps et leurs secrets, qui de l'autre côté ne sont pas des secrets. » « As-tu aimé la ville ? - Elle est rouge. Je n'ai jamais vu un rouge comme celui de Bologne. Ah ! si nous connaissions le secret de ce rouge C'est une ville où retourner, la prossima volta. »