Un plat de sang andalou de David M. Thomas 280 pages.
20 euros ISBN : 978-2-915018-35-6
Gallois né en Angleterre le 5 octobre1959, David M. Thomas est fils d'ouvrier. Il a été partie prenante de la grande grève des mineurs britanniques dans les années 80. Il écrit en français et vit à Limoges.
Au fin fond de l'Andalousie, une petite ville portuaire oubliée du monde est sur le point de faire la une de la presse internationale. Il y aura des morts et des blessés. Des protestations et des déclarations pieuses aussi. Puis Almeria retombera dans l'oubli, la guerre civile espagnole se joue ailleurs : à Valence ou à Barcelone comme à Londres, Paris et Moscou.
Le fils de docker londonien enseveli sous les bombes, l'Allemand antifasciste déserteur de la Luftwaffe, la guerrillera réfugiée de Málaga, le soldat italien promis à un sort des plus atroces et le chef charismatique d'une ville incontrôlable qui ne se laissera pas désarmer, tous, ils seront oubliés. Qu'importe. Barcelone tombera, Madrid tombera, mais les petites gens d'Almeria résisteront jusqu'au bout. Un plat de sang andalou est le premier roman d'une trilogie qui retrace la terrible iliade des républicains espagnols, de la guerre civile à la défaite, des camps de la mort nazis à la longue et impitoyable dictature du général Franco
Une fresque vivante d'un groupe de jeunes gens défendant leurs idéaux
dans le port andalou d'Alméria alors que les troupes fascistes
écraseront bientôt les internationalistes dans le silence
assourdissant des nations européennes qui ont déjà accepté la guerre à venir. Babelio - Par calistoga * Note du livre : 4.00/5
Almeria, 1936 Une écriture cousue main, des dialogues virtuoses, ciselés, des personnages bouillants, terriblement vivants. Par Claire Lebreuvaud (Anecdotes à Limoges), le choix des libraires, 10/09/ 2009
No pasarán Cet étonnant roman sur la guerre d'Espagne a été écrit en français par un Gallois. Il est le premier d'une trilogie consacrée au combat des Républicains.
Par Marie Hirigoyen (le Jardin des lettres à Craponne), Page des libraires n° 131, septembre 2009
« On remonte la plage afin de gagner le trottoir qui longe la laideur somnolente de l'usine à gaz, le trottoir et la route qui renouent derrière avec le viaduc du cargadero, avec le centre ville et son boulevard bordé d'arbres déchiquetés par les événements de début mars. Ça sent le matin, ça sent le petit café du petit déjeuner, ça sent les draps encore chauds. La ville se lève, la ville s'éveille, la ville se gratte sous l'aisselle. La ville rote, la ville pète, dans d'innombrables glaces fêlées la ville cherche à dégoter la petite paille du coin de l'il. Les filles se font belles, les garçons cherchent la barbe qui ne pousse toujours pas et les vieux poussent un faible soupir aigri devant le reflet morne qui se rue vers le cimetière
La ville crache, la ville se roule sa première cigarette dans la thébaïde des chiottes et d'aucuns se disent en reniflant l'air matinal qu'il va faire beau aujourd'hui, qu'il faudra profiter du dernier jour du mois de mai A l'ouest, rien de nouveau. Rien à signaler. »