La Persistance du froid de Denis Decourchelle 152 pages. 16 euros ISBN : 978-2-915018-41-7
Né en 1957, Denis Decourchelle est ethnologue consultant de profession, auteur d'articles à caractère historique et relatifs aux domaines du handicap. Il est aussi musicien amateur. La Persistance du froid est son premier roman.
Cosmonaute déchu, actrice de télévision, soldat déserteur ou pianiste de jazz : La Persistance du froid escorte ces trajectoires et quelques autres. Et le prophète du coin de la rue tel le majordome d'une Arche de Noé, de sa voix, scande d'allégorie leur passage.
Le rythme de leur vie Si McCann a obtenu un National Book Award sans qu'on comprenne pourquoi, on aimerait bien que La Persistance du froid ait un peu plus d'écho et de lecteur. On saura pourquoi. Par François Monti, Fric-Frac Club (www.fricfracclub.com), 24 juin 2010
Amis terriens La Persistance du froid, ambitieux premier roman de Denis Decourchelle, déploie une langue qui embrasse le monde Par Christophe Kantcheff, Politis, 29 avril 2010
Une langue inventive et compacte.
Par Bernard Daguerre, Lettres d'Aquitaine (publication d'Écla Aquitaine) n°87, avril-mai-juin 2010
Un objet plein La construction faussement linéaire s'enroule en boucle et fait de La Persistance du froid un objet plein, traversé par une Cadillac longiligne, par un homme à la gestuelle étrange, tentant de transmettre une énergie invisible à une femme qu'il ne rencontrera pas.
Par Christine Jeanney, Pages à pages (pagesapages.wordpress.com), 15 avril 2010
Un froid chaleureux Le style, travaillé, poli comme une partition, illumine une série d'histoires en une sorte de carrousel littéraire et musical qui nous fait traverser un siècle vertigineux.
Par David Vincent, Librairie Mollat (Bordeaux), 2 mars 2010
Écouter la critique Par Nikola Delescluse, Paludes 549 (Radio Campus Lille), vendredi 5 février 2010
Un récit subtil Par Jacques Josse, remue.net, 12 février 2010
« Trop tard, ou bien ça n'a pas encore commencé, le Grand Générique a défilé sans s'interrompre - le temps d'y trouver son nom, nous voilà déjà mort - et annoncé par avance l'odeur des continents et des pelages, le goût des grandes jeunes filles et la mélancolie pensive de leurs enfants, un instant, sous un soleil de septembre, ce Programme peuplé de promesses encore neuves, emballées de peau humaine, sa liste entière de jeux de circonstances dont il fallait connaître la règle, le nombre exact de corps et de textes à déchiffrer, cette nomenclature trop somptueuse pour un seul homme, faite d'animaux, de végétations, montagnes, océans, oeuvres, pensées, beautés, sentiments, sensations, tout cet index qui enveloppe en un linceul de papier journal le cadavre d'un saumon à peine adulte reparti vers l'Origine mais retrouvé mort, un samedi soir, sur la glace d'un étal de poissonnier. »