Une écriture minimaliste, acérée, incisive.
Le Matricule des anges, nov-déc. 2002

Une écriture minimaliste, acérée, incisive, Robert Perchan n'aime visiblement pas sombrer dans la facilité. À la fois poète et romancier, ce trublion de la scène littéraire américaine aime bousculer les genres établis. La Chorée de Perchan résulterait, comme la maladie du même nom, d'une impulsion involontaire, un mouvement irrépressible et incohérent qui pousserait les mots à jaillir. En fait, l'auteur se montre ici tout ce qu'il y a de plus structuré. De brefs passages sur les us et coutumes coréens alternent avec des moments «vécus» par le narrateur. Dans son inventaire de curiosités exotiques, Perchan n'oublie rien ni personne. Il condamne aussi bien les moeurs locales, parfois jugées absurdes que l'intransigeance des Occidentaux de passage. Tous ceux qui interprètent la culture d'un peuple par le truchement de leur propre cadre de références risquent de souffrir de sa plume. Observateur avisé, Robert Perchan impose sa propre vision de la C(h)orée, par touches audacieusement partiales.

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