La Vie Pétrifiée de Nils Trede 138 pages, 15 € ISBN : 2-915018-29-5
Nils Trede est né le 10 mai 1966 à Heidelberg, en Allemagne. Il vit en France depuis une dizaine d'années, où il exerce la profession de médecin généraliste dans un cabinet de l'est parisien. Il écrit en français.
Homme solitaire, énigmatique et hanté par le sentiment d'être « proche de tout et pourtant indiciblement loin à la fois », Xavier vit sur deux îles situées dans la même ville et y mène deux existences tout à fait dissemblables. Sur l'une, il tient un petit restaurant avec sa mère malade ; sur l'autre, poussé par des circonstances qu'il maîtrise à peine, il exerce la profession de médecin de police.
Un soir de pluie, entre dans son restaurant un couple magnifique. Fasciné, Xavier l'écoute, l'épie pour avoir, soudain, la certitude que cette fille, là, est la femme parfaite, celle avec qui partager ses idéaux d'intégrité, de simplicité et son aspiration à l'harmonie. Il n'a dès lors qu'un seul objectif : entrer dans sa vie.
D'une écriture sobre, précise et proche de l'innocence d'un Knut Hamsum, Nils Trede crée un univers tour à tour onirique et concret qui envoûte et entraîne le lecteur à la limite du fantastique. La Vie pétrifiée est son premier roman.
Seul au-dessous de zéro Dans un premier roman sensible, Nils Trede suit les tribulations d'un homme menacé de geler à défaut de réussir à vivre un amour partagé. Par Sophie Deltin, le Matricule des anges, n°97, octobre 2008
L'isolé et ses deux îles
Médecin le jour, serveur de restaurant la nuit : deux vies ne sont pas trop pour le héros de cette fiction tirant sur l'onirisme.
Par Christophe Martinez, l'Humanité, 18 septembre 2008
L'homme égaré Où l'on découvre un personnage divisé entre la vie réelle et le fantasme. Un livre touchant et inquiétant. Par Isabelle Leclerc, Librairie l'Imagigraphe, Page des libraires n° 123, septembre 2008
Iles intranquilles
Par Jean-Maurice de Montremy, Livres-hebdo n°737, 6 juin 2008
Première phrase
Il était huit heures du soir quand ils ont ouvert la porte, ça, je le sais parce qu'à cet instant, j'ai regardé la nouvelle montre que ma mère m'avait offerte quelques jours auparavant.
[...]
« Et ça a repris. L'absence qui crie, la solitude qui ne laisse aucune chance de lui échapper, ce besoin impératif de fuir, de chercher un autre, un geste humain, aussi infime soit-il. Et si les chemins que nous voulons choisir sont clos, nous en empruntons d'autres, même quand ils nous font reculer, même quand ils ont un goût amer, nous les empruntons quand même, plutôt que de n'en choisir aucun. J'ai repris la route. J'ai descendu notre rue, j'ai traversé le pont, j'ai longé la colonnade des châtaigniers. J'ai ouvert la porte, j'ai traversé la cour. La cour était pleine de véhicules de police. Je suis entré. Je suis monté dans la salle de surveillance. Je suis tombé sur Edgar, le médecin de garde. Il surveillait l'écran en mangeant un sandwich. Il avait l'air pressé. Il mangeait très vite. »