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Catalogue

6/02/11
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Nos yeux maudits
de David M. Thomas


296 pages.
20 euros
ISBN : 978-2-915018-47-9


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Gallois né en Angleterre en 1959, David M. Thomas écrit en français et vit à Limoges. Il est fils d'ouvrier et a été partie prenante de la grande grève des mineurs britanniques dans les années 80.

Dans la vitrine de cette boulangerie du Salzkammergut, tu te regardes et vois un petit homme abjecte et risible qui croit pouvoir déjouer le Reich et s'évertue à être tout sauf un combattant antifasciste. Ta brigade ? Deux hommes et une femme contre l'univers - barbelés, croix gammée, talons claqués - de millions de soldats, policiers, mouchards, SS. Trois contre une machine d'extermination colossale, et le camp de concentration de Mauthausen : mille fois mille enfers. Marco y est. Il a fait la guerre d'Espagne avec toi. Tu veux le sauver, non ? Lui qui incarne tout ce qui est beau chez l'homme. Tournant le dos à l'Irlande et son exil, vous êtes donc partis. Sans imaginer que ce qui vous attendait ici était l'indicible. L'innommable.
Après Un plat de sang andalou, David M. Thomas nous livre un deuxième roman lumineux, scrupuleusement fidèle au cadre historique, qui sonde l'épisode le plus sombre de l'iliade des républicains espagnols.


« Nos yeux maudits » regarde la mort en face
Le deuxième volet de la trilogie de David M. Thomas plonge dans l'enfer de Mauthausaen.
Par Nicolas Lavallée, L'Echo, 22 décembre 2010

Nos yeux maudits  
ecouter la critique

Par Nikola Delescluse, Paludes 574 (Radio Campus Lille),  vendredi 5 novembre 2010


Résister encore
David M. Thomas poursuit là son exploration de la résistance aux fascismes en Europe, dans un cadre historique fidèle et avec une grande vigueur romanesque. Un ouvrage qui se lit d'une traite.
Par Chrystel Jaubert, La Nouvelle Vie Ouvrière, 24 septembre 2010

Une écriture virtuose, bouillonnante servie par des dialogues percutants où la rigueur historique n'éclipse jamais la ferveur épique et romanesque. Talentueux !
Par Claire Lebreuvaud, librairie Anecdotes, Limoges

Une force d'écriture qui permet de sonder l'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire récente en y portant une lumière crue. David M. Thomas le fait en n'oubliant jamais de poser une nécessaire réflexion politique sur ce qu'il donne à lire et en s'attachant à rendre efficace une narration qui s'affirme (...) bien plus ample que dans son premier roman.
Par Jacques Josse, Remue.net, 30 août 2010

Un auteur gallois à Limoges !
Le livre de David M. Thomas est porté par des dialogues à la rythmique célinienne, tranchante comme une feuille de boucher, avec une narration dont le souffle épique avait déjà contribué au succès du premier volume.
Par Franck Peyrot, Le Populaire du centre, 31 juillet 2010

Liberté chérie
Après l'excellent Un plat de sang andalou, David M. Thomas nous replonge dans le destin des républicains espagnols, exilés, mais toujours prêts à défendre la liberté face à la barbarie fasciste… No Pasarán !
Par Stanislas Moussé, librairie Coiffard, Nantes (Pages des libraires n°139, septembre 2010)

Merci David M. Thomas, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été bouleversée par un roman.
Par Sandrine Cros, librairie Ouvrir l'œil, Lyon

Trois contre tous.
Par sa réflexion politique et historique, comme par sa vigueur romanesque et son rythme, Nos yeux maudits confirme le talent de l'écrivain. À ne s'en tenir qu'à l'écriture, Jonathan Littell ne tient pas la distance. Quant au "rendu" littéraire du nazisme : là aussi préférez Thomas.
Par Jean-Maurice de Montrémy, Livres Hebdo, n°824, 4 juin 2010

« Ils sont tout blêmes, les autres, le regard rivé sur quelque chose derrière moi. Je me retourne lentement, vois un homme, si c'est un homme, sa tête hideusement gonflée, presque noire, faisant corps avec sa poitrine, ses bras tendus derrière lui, ses poignets attachés par une corde à un grand anneau de fer dans le mur. Tout son être suspendu sur la pointe des pieds. L'estrapade. Hardes brunâtres. Des gouttes rouges éclaboussent les dalles. Il sue le sang de tout son corps. On est au jardin de Gethsémanie. Il vit encore. Impossible de dire son âge. Donne-lui de l'eau, détache-le, fais quelque chose, mais non, tu ne peux pas. Tu dois devenir témoin et complice des souffrances de cet homme qui a un prénom à la place de son matricule, à la place de son triangle bleu, qui retrouve en ce moment le visage de sa mère toute jeune et l'odeur des oliveraies. »
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