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29/06/11
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Moo Pak
de Gabriel Josipovici
Traduit de l'anglais par Bernard Hoepffner

192 pages.
20 euros
ISBN : 978-2-915018-57-8


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Romancier, dramaturge et critique contemporain britannique, Gabriel Josipovici est né en 1940. Son œuvre, traduite dans la majeure partie de l'Europe, comprend notamment une douzaine de romans et trois recueils de nouvelles. Ses écrits ont souvent attiré l'attention de la critique, en particulier pour leur caractère innovant et « expérimental ». Il a reçu le prix Somerset Maugham en 1975.

Au cours de leurs marches incessantes à travers parcs et rues de Londres, Jack Toledano raconte à son ami Damien Anderson qu'il travaille depuis des années sur Moo Pak, magnum opus perpétuellement inachevé, dont il échoue à produire ne serait-ce qu'une ligne. Un paradoxe qui n'est que l'une des nombreuses ironies de ce roman dont le thème central est le langage lui-même, symboliquement exprimé au travers de Moor Park, manoir qui au fil du temps a abrité Jonathan Swift, un asile d'aliénés, un centre de décodage durant la Deuxième Guerre mondiale, un institut dédié à l'étude du langage chez les primates et, pour finir, une école où un jeune illettré s'efforce d'écrire « l'istoir de Moo Pak ».
Monologue d'un seul paragraphe et palimpseste virtuose, Moo Pak passe en revue les thèmes qui ont préoccupé Gabriel Josipovici ces vingt-cinq dernières années. Un livre conduit avec brio, légèreté et fluidité.


Les propos de Jack Toledano sont aussi désenchantés qu'envoûtants et, en terminant Moo Pak, le lecteur saura à quel point Damien Anderson a raison : « Il n'y a rien de mieux que d'aller se promener avec Jack Toledano. »
Par Eric Bonnargent, la Presse littéraire, n°1, juin 2011

Un auteur étonnant, qui expérimente avec la langue et les formes narratives, sans sécheresse, mais avec vie et percussion.
Par Olivier Renault, Artpress, n°379, juin 2011

Selon Jack Toledano, les livres ne doivent pas imposer un point de vue mais doivent nécessairement faire douter le lecteur, le remettre en question. C'est ainsi que celui de Moo Pak flâne au fil des pages […] avec une jubilation certaine..
Par Ed Wood, La Taverne du Doge Loredan (http://latavernedudogeloredan.blogspot.com/), 4 juin 2011

Phrases éclatées, écourtées qui n'en sont que plus belles, vivant d'un abandon obstinément abandonné, rejoué où se joue et se définit au mieux le langage humain - un jeu que magnifie finalement l'écriture de Gabriel Josipovici.
Par Rumilly, Le bruit du monde démodé (http://www.le-bruit-du-monde-demode.com/), 24 mai 2011

Surprenant en toute légèreté et avec grâce
Par Marta Krol, le Matricule des anges, n°122, avril 2011

L'Anglais Gabriel Josipovici confie ses réflexions existentielles avec une acuité féroce et drolatique. Découverte.
Par Cécile Lecoultre, 24 heures (Suisse), 16-17 avril 2011

Une transe circulaire et déambulatoire qui agit comme un puissant hypnotique
Par Bénédicte Heim, Livres-Addict (http://www.livres-addict.fr), avril 2011

Comme on presse une serviette pour en faire sortir l'eau
« L'istoir de Moo Pak », c'est l'histoire pas tout à fait rassemblée de la littérature en flaque dans cet endroit « absolument insupportable » qu'est devenu le monde, l'histoire du roman survivant en vers et contre tout, l'histoire du récit de l'écrivain-incapable-d'écrire-sauvé-par-le-récit-de-son-incapacité-à-écrire. C'est classique mais c'est toujours magique.
Par Olivier Lamm, Fric Frac Club (http://www.fricfracclub.com/), 11 avril 2011

Implacable exagération, implacable lucidité.
Moo Pak, livre érudit, dur, mais qui sait aussi parfois - heureusement - être farceur.
Par Guillaume Contré, L'escalier des aveugles (http://escalier-des-aveugles.blogspot.com/), 11 avril 2011

Une curieuse flânerie londonienne qui se lit d'une traite mais se médite longuement.
Par Géraldine Chognard, librairie Le Comptoir des mots (Paris 20e)

Humour + intelligence = cocktail littéraire à consommer sans modération.
Par Marie, Page blanche (http://www.pageblanche-leblogdesseniors.com/), 9 mars 2011

Un texte à la beauté formelle, tenu de bout en bout dans un équilibre instable.
Par Pierre Maury, le Soir, 11 mars 2011

Moo Pak appartient à cette lignée de courts récits acidulés où l'ironie, l'échec et la réflexivité sont au cœur de l'écriture.
Par Chloé Brendlé, le Magazine littéraire, avril 2011

Par Nikola Delescluse, Paludes 588 (Radio Campus Lille),  vendredi 11 mars 2011

Moo Pak, dit Jack
On est emporté dans ce flux sans retenue, à la fois hypnotisé et charmé.
Par Claro, le Clavier cannibale (http://towardgrace.blogspot.com/), 6 mars 2011

« Moo Pak » à thèmes.
Une déambulation littéraire du romancier anglais Gabriel Josipovici
Par Claire Devarrieux, Libération, 3 mars 2011

Angleterre, es-tu devenue folle ?
Surprenant Moo Pak.
Par Didier Jacob, le Nouvel Observateur, 24 février 2011

Lorsque Borges était très vieux, il est venu à Londres, me dit-il alors qu'un jour nous nous promenions dans Kew Gardens, au printemps dernier, et il a répondu aux questions du public de l'ICA. Les questions devaient être rédigées et soumises à l'avance de telle sorte qu'elles puissent être lues à Borges et qu'il puisse décider quelles étaient celles auxquelles il voulait répondre. Une des questions était pourquoi il n'écrivait jamais sur les femmes et si c'était parce qu'il ne pensait jamais à elles. Au contraire, a répondu Borges, il pensait tout le temps aux femmes, en fait il écrivait, dit-il, afin de s'empêcher de penser à elles. C'est pour cela qu'un crayon ou un traitement de texte ne sert à rien, me dit Jack Toledano ce jour-là à Hampstead Heath, avec un stylo ou un crayon on ne peut échapper à soi-même et à ses fantasmes et pourquoi donc écrit-on sinon pour échapper à la prison du moi et à ses banalités ? Les crayons sont pour les romanciers de l'époque victorienne, dit-il, et les traitements de texte sont pour les postmodernistes espiègles. Mais quoi que je sois, je suis certainement un moderniste, je ne suis ni un victorien sentimental qui déverse ses fantasmes en les emballant dans des intrigues absurdes et mélodramatiques, ni un postmoderniste sentimental et cynique qui tente de donner l'impression qu'il n'a pas de sentiments mais désire seulement jouer avec toutes les traditions, impressionner ses pairs, satisfaire le nabab d'éditeur qui lui a octroyé une avance ridicule et qui veut vraiment beaucoup faire toutes ces choses mais qui veut aussi évidemment écrire un livre grâce auquel le monde entier l'aimera et le couronnera de laurier.
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