Monsieur Le Comte au pied de la lettre de Philippe Annocque 104 pages.
12 euros ISBN : 978-2-915018-50-9
Pas bien sûr d'être un, dubitatif quant à la mention « Du même auteur » qui commence à accompagner ses livres, Philippe Annocque répond cependant quand on l'appelle par son nom, par souci de commodité. Il écrit des livres qui lui ressemblent sans pour autant se ressembler entre eux : disparates et convergents, nés de la question de l'identité. Une affaire de regard est parue aux éditions du Seuil en 2001, Chroniques imaginaires de la mort vive et Par temps clair chez Melville en 2005 et 2006, et Liquide en 2009 chez Quidam Editeur.
On en veut à la figure de Monsieur Le Comte ! Qui ? Pourquoi ? Comment ?
Indubitablement calembredaine, Monsieur Le Comte au pied de la lettre est aussi - outre un thriller (mycologique) et une farce (charcutière) - épopée lexicale débridée, enquê¬te de sens panoramique, jeu para-oulipien et diatribe romano-dubitative (carrément cynophobe, disons-le). Tout cela, oui, et bien plus encore, mais ourdi par quel dément démiurge ?
Par Nikola Delescluse, Paludes 572 (Radio Campus Lille), vendredi 15 octobre 2010
Aussi à moi ! Par Pascale Coulon-Forrest, Les Muses à tremplin, (lesmusesatremplin.blogspot.com), 7 octobre 2010
Philippe Annocque adopte le mode de la calembredaine héroïque pour nous entraîner dans les aventures rocambolesques de Monsieur le Comte, à un rythme palpitant qui n'a d'égal que la vie trépidante de son personnage. Par Romain Verger, Membrane, (membrane.tumblr.com), 16 octobre 2010
Et si Monsieur le Comte... Ce roman est à lire et à relire, tant il est drôle et bien écrit. Philippe Annocque y déploie toutes les subtilités de la langue française, faisant danser rondement les mots, les secouant, leur donnant des allures rabelaisiennes qui épousent à la perfection son humour tranchant.
Un véritable régal de lecture ! Par Sahkti, Critiques libres (http://www.critiqueslibres.com/), 16 septembre 2010
« Avisant l'exigu débouché d'une venelle obscure, Monsieur Le Comte se précipita dans sa direction et, s'y étant glissé au mépris des poubelles qui l'obstruaient, crut pouvoir y reprendre son souffle. Mais le souffle qu'il y reprit était tout empreint d'un remugle de vieille urine, esprit invisible mais non moins capiteux, depuis des lustres inféodé à cet étroit coupe-gorge, qui précisément la lui saisit. »