Un long silence de carnaval de Miguel Duplan 96 pages.
12 euros ISBN : 978-2-915018-52-3
Miguel Duplan est né en 1963 à La Martinique, où il vit aujourd'hui après avoir passé vingt-cinq ans en Guyane française. Il travaille dans le monde enseignant.
Il est l'auteur de L'Acier (Prix Carbet de la Caraïbe 2007, L'Harmattan) et Le Discours profane (Éditions des Équateurs, 2008).
« ... Cayenne en ce début de millénaire ressemblait à toutes mes envies... ». Flic quelconque, uniforme bleu-pâle-bleu-foncé, Jean-Baptiste Simonin dont la voix s'essouffle sur les chemins chaotiques de la ville, est en rupture de ban, comme détaché de tout. Sa double vie part à la vau-l'eau, son supérieur le méprise et ses collègues l'indiffèrent. Seule la litanie d'un poète toxico chante avec lyrisme l'idéal qui manque à son existence. Un long silence de carnaval raconte avec fulgurance l'ordinaire d'une vie inapaisée.
Long silence de carnaval Un long silence de carnaval de Miguel Duplan, est un portrait sombre de Cayenne, à travers la vie d'un flic au bout du rouleau. Prix Carbet de la Caraïbe 2007 avec L'Acier, l'auteur martiniquais signe une fois encore, en peu de pages mais beaucoup d'adjectifs un récit intense, poétique, mêlant le beau et le sordide.
Par Céline Bousquet, TV Magazine Guyane, 6 novembre 2010
Poivrot de Cayenne Les aventures de Jean-Baptiste Simonin, flic pathétique, entouré de femmes « en double file ».
Par Natalie Levisalles, Libération, 2 septembre 2010
Une écriture très singulière pour un roman atypique à découvrir.
Max Buvry, Libraire Vaux Livres
« Déjà, il gémit sans arrêt dans son uniforme bleu-pâle-bleu-foncé et seul le rouge du sang se savoure abondamment dans le capharnaüm des urgences. D'ailleurs, on ne sent que ça, ce rouge sanguinolent qui s'accroche aux parois de sa chemisette et qui s'enfonce dans son corps rectiligne ; une rivière sans nom détalant au moindre mouvement, qui s'engouffre encore tout partout dans les plastiques ramollis du brancard jaune et qui pousse même le vice à s'étaler par terre, au pied des bottes cirées de la maréchaussée stupéfaite, elle aussi confuse, clinquante dans ses disproportions ordonnées, gueulant des ordres qui n'en finissent pas, hébétée encore, s'accrochant à lui pour qu'il arrête de puer la merde morbide comme c'est le cas maintenant, et elle pleurniche encore la maréchaussée un peu comme la femme de Jean-Baptiste Simonin laquelle regarde son mari mourir de sa belle mort de cinéma et qui, elle en est sûre, doit le remplir de contentement. Voilà, c'est dit. »