Liquide de Philippe Annocque 153 pages.
15 euros ISBN : 978-2-915018-34-9
Pas bien sûr d'être un, dubitatif quant à la mention « Du même auteur » qui commence à accompagner ses livres, Philippe Annocque répond cependant quand on l'appelle par son nom, par souci de commodité. Ses papiers le disent né en 1963, il veut bien les croire. D'origines variées, animé de passions diverses et hétéroclites, il écrit des livres qui lui ressemblent sans pour autant se ressembler entre eux : disparates et convergents, nés de la question de l'identité. Une affaire de regard est parue aux éditions du Seuil en 2001, Chroniques imaginaires de la mort vive et Par temps clair chez Melville en 2005 et 2006.
Liquide est celui qui ne s'est jamais vu rien faire d'autre que de bien remplir comme des récipients les rôles successifs imposés par la vie. Jusqu'à ce qu'enfin celle-ci déborde, dans le flux d'un récit sans personne, puis s'asséchant laisse apparaître le secret toujours tu, toujours su.
Interview de Philippe Annocque, La Matinale de 19h (Radio Campus Paris), 20 mai 2010 Ecouter l'émission
Voix sans repos
À travers le récit d'un homme en quête d'identité, Philippe Annocque compose un texte d'une familière étrangeté. Par Chloé Brendlé, le Matricule des anges, n° 103, mai 2009
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Par les muses à tremplin, lesmusesatremplin.blogspot.com 30 avril 2009
«J'aime beaucoup l'usage singulier que Philippe Annocque fait du passage à la ligne, des parenthèses et de tous les signes de ponctuation dans ce beau récit où un narrateur définitivement liquide remplit comme des vases successifs les rôles de sa vie.» Par cgat, lignesdefuite 21 avril 2009 http://blog.lignesdefuite.fr/
« Elle ne venait plus sous la douche.
Ce temps pendant lequel il fallait l'attendre, patiemment, impatiemment ; au bout duquel elle finissait par arriver, assouvissement aigu du désir irrité jusqu'à la peine sous le fouet continu de la douche ;
ce temps forcément avait crû, de semaine en semaine, dans la nécessité de l'énervante incertitude ainsi maintenue ;
toujours un peu plus long, un peu plus long, jusqu'à confondre la douche avec une interminable et rêveuse saison des pluies, et l'oublier, l'oublier peut-être elle aussi, le glissant désir rincé disparu par le rond obscur de l'évacuation. »