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1/12/11
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La Femme du métro
de Mènis Koumandarèas
Traduit du grec et postfacé par Michel Volkovitch

80 pages.
10 euros
ISBN : 978-2-915018-46-2


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Mènis Koumandarèas, né en 1931, est considéré comme l'un des meilleurs prosateurs grecs vivants. Il est également l'auteur de sept romans (La Verrerie, Le Beau Capitaine notamment), cinq recueils de nouvelles et deux volumes d'essais. Il a entre autres traduit McCullers et Fitzgerald, et reçu deux fois le Prix d'État pour le roman.

Fin d'hiver dans l'Athènes des années 70. Une femme mariée de quarante ans et un étudiant de vingt ans se retrouvent tous les soirs dans le même métro. Brève rencontre, amour impossible.
Une histoire toute simple en apparence, racontée par l'un des grands romanciers grecs, Mènis Koumandarèas, qui déploie là ses thèmes de toujours : beauté de la jeunesse, hantise du vieillissement, vies gâchées, mélancolie, amertume.
Un écrivain au sommet de son art et un portrait de femme inoubliable.


Les lumières du gouffre
Par Mohammed Yefsah, Babelmed.net (27/11/2011)

Court mais bon (Koumandarèas, La Femme du métro)
Par François Prost 18.01.2011

L'Amour contre toute attente
Ce récit qu'on lira d'une traite et en une heure de temps nous saisit de manière sourde et lancinante (…) Un petit joyau.
Par Marc Villemain, Le Magazine des livres, n°26, septembre-octobre 2010

La petite musique de Madame Koùla.
Mènis Koumandarèas écrit, dans les années 1970, ce bref roman qui fait vivre avec une grâce et une sensibilité rares un magnifique personnage d'amoureuse.
Par Eléonore Sulser, Le Temps (Suisse), 14 août 2010

"La Femme du métro est un de ses livres touchés par la grâce" dont Koùla et Mimis constituent les archétypes.
Par Alain Beuve-Méry, Le Monde des livres, 5 août 2010

Madame Koùla, c'est moi. Mènis Koumandarèas : petit éloge des femmes mûres.
Depuis le début des années 60, les récits de Mènis Koumandarèas composent un portrait vivant et fidèle de la Grèce contemporaine. Petit bijou datant de 1975, La Femme du métro est désormais disponible en français : une éducation sentimentale doublée d'une odyssée miniature.
Par Corina Ciocârlie, Le Jeudi (Luxembourg), 29 juillet 2010

La Femme du métro : une rareté
Par Daniel Martin, La Montagne, 27 juin 2010

On ressort de ce texte bercé par une musicalité envoûtante.
Par William Irigoyen, Le Poing et la Plume , 24 juin 2010

Chaque jour, à la même heure, une femme croise un jeune homme dans la même rame de métro. C'est une femme d'âge mûr, une femme ordinaire, dissimulée dans un grand manteau gris. Le jeune homme a vingt ans, il aime les femmes mûres.
Par Sylvie Latour, librairie Mollat, Bordeaux.

Un texte très court d'une grande sensibilité.
Par la librairie L'Echappée belle (Sète), juin 2010

Par Sophie Joubert, Tout arrive (France Culture), 8 juin 2010

Ecouter l'émission

Une femme, un homme, le métro, Athènes, les années 70…
Par Martine Laval, Télérama.fr (Lectures buissionnières), 7 juin 2010

La publication de La Femme du métro comble un manque
Par Nikos Graikos, e-litterature.net, 6 juin 2010

Heureux le lecteur qui fera un beau voyage avec ce tout petit livre qui est pourtant un grand roman.
Par Serge Airoldi, le Matricule des anges, n°114, juin 2010

Dire l'essentiel en jouant sur la fluidité des phrases et sur la brièveté des dialogues
Jacques Josse, remue.net - 27 mai 2010

Se rencontrer, s'aimer, se perdre...
Par Maya Flandin, www.likoma.fr (librairie Vivement Dimanche - Lyon)

Athènes, dans les années 70. Koulà, femme mariée de 40 ans et Mimis, jeune homme de 20 ans, se croisent tous les jours sur la même ligne de métro. Cela commence par des regards, un « Bonsoir », puis par des conversations sur la famille, le travail, la vie. Ils sont irrésistiblement attirés l'un par l'autre et vont devenir amants.
Cette brève histoire qui pourrait être des plus banales nous est livrée avec un ton juste et mélancolique à la fois. On y retrouve les deux grands thèmes chers à l'auteur: le charme de la jeunesse et la hantise du vieillissement.
La qualité et la puissance de ce texte, écrit par Ménis Koumandaréas en 1975 en font un classique de la littérature grecque.
Béatrice, librairie La Machine à lire (Bordeaux)


Ecouter l'émission
par Nikola Delescluse, Paludes 560, du 7 mai 2010

Un beau texte, lent et mélancolique
Par Anne-Sophie Demonchy, la Lettrine, 9 mai 2010

L'histoire de ce livre est toute simple, l'auteur la déploie dans son évidence
Par Bustos, blog les ruines circulaires, 9 mai 2010

Ce texte a d'abord été traduit en anglais en 1991.
« La Femme du métro est un texte qui se déploie presque exclusivement dans des interstices entre attente et souvenir, futur et passé. Ce qui donne au livre sa résonance est ce sentiment presque douloureux du fortuit, comme si les événements, une fois mis en branle, nous entraînent vers l'inattendu. »
David L. Ulin, The Los Angeles Times

Madame Koùla rougit soudain. Elle faillit répondre, se ravisa, baissa les yeux. Excusez-moi, la devança-t-il, je vous ai choquée ? Cela vous ennuie que je vous tutoie ? Ses yeux brillaient, il regardait ses lèvres. Non, dit Koùla sans lever les yeux, je n'avais même pas remarqué... Les filles de mon âge ne m'intéressent pas, avoua-t-il avec chaleur, elles m'ennuient ; avec vous j'ai l'impression que j'ai un tas de choses à dire, et plus encore à apprendre ; j'aime être avec vous, je ne sais pas si c'est réciproque. Koùla gardait les yeux baissés. Ses doigts tortillaient la bandoulière de son sac. Elle le tenait comme si c'était son dernier rempart. Eh bien, Koùla, dit-il - pour la première fois il l'appelait par son prénom -, quand veux-tu qu'on sorte ensemble ? Vraiment ? Elle releva la tête, éberluée, quand voudrais-tu ? Pourquoi pas ce soir ? dit-il, pris d'un fol espoir. Non, pas ce soir, le rabroua-t-elle sévèrement, un autre jour. Alors demain, après-demain, dit-il vivement, dès que possible. Ses yeux avaient la fièvre, et ses lèvres, remarqua-t-elle, étaient humides. Elle compta les jours sur ses doigts. Après-demain, dit-elle timidement. Après-demain, approuva-t-il. En amis, dit-elle encore sévèrement. En amis, reprit-il comme un petit garçon. Le métro arrivait à Nèa Ionìa. Bonsoir, Koùla. Bonsoir, Mìmis.
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