logo quidam
L'insolite, Le singulier.
Des auteurs plutôt
que des livres.

Accueil


A paraître

Nouveautés

Auteurs

Oeuvres

Liens


Nous contacter

Où nous trouver

Commandes...

plus d'infos. >>

Entretiens

Catalogue

11/05/11
Web design by P.Tzara

Attachements
de Victoria Horton


208 pages.
18 euros
ISBN : 978-2-915018-56-1


Commander le livre

Victoria Horton est née à Paris en 1947. Elle a publié quelques textes en revue (NRF, Théodore Balmoral). Elle vit au Mans. Elle est l'auteure de Grand Ménage (Quidam, 2009).


« Jamais je ne lui faisais aucun reproche, c'était pas possible, des fois que ça déclenche une crise on disait rien et même des fois en disant rien ça déclenchait. »
Juliette raconte. Anna prend des notes ; mais que cherche-t-elle en réalité, sinon reconstruire sa propre mémoire et pousser dans ses retranchements l'homme qui manqua un jour l'étrangler. Son petit réseau de confidents est-il à même de la protéger ?
En un entrelacs de courriers et récits qui circulent d'un personnage à l'autre, Attachements tisse le roman noir de troubles amours où personne n'a le dernier mot : une vision dérangeante de la violence dite conjugale.
« On n'explique rien, Anna, on n'explique pas les gens, on ne peut même pas raconter l'histoire des gens, on ne peut que raconter des histoires sur les gens. Je n'ai pas dit : des mensonges ; j'ai dit : des histoires. »


L'originalité de ce récit sur la violence ordinaire familiale dans la campagne du Cher est avant tout sa construction.
Le lecteur se prend pour un détective (un entomologiste ?) : au fur et à mesure des pages, à la lecture des témoignages, forcément partiels et subjectifs, il reconstitue la véritable histoire d'Anna et de ceux qu'elle a croisés.
Par Kiki23, Babelio, (http://www.babelio.com/), 14 février 2011

Un texte qui frappe autant par sa construction que par l'implacable logique qu'il déroule avec précision
Par Jacques Josse, Remue.net (http://remue.net/), 15 avril 2011

Entretien avec Bénédicte Heim, dimanche 6 mars 2011


Un deuxième roman à suspense pour Victoria Horton
Un roman à suspense puissant et sincère particulièrement réussi.
Par Nicole Ballon, Ouest France (édition du Mans), 31 mars 2011

J'avais pas le droit
Un roman brillamment polyphonique

Par Philippe Annocque, Hublots (http://hublots.over-blog.com), 27 mars 2011

Attachements se lit comme un roman à énigmes, c'est-à-dire avec passion […] Victoria Horton a un incontestable talent de romancière.
Par Alain Girard-Daudon, Encres de Loire, n°55, printemps 2011

Voix singulière et détonnante, Victoria Horton, comme dans son précédent roman, égratigne sans concessions et s'empare à bras le corps d'un sujet difficile en littérature, celui de la maltraitance faite aux femmes. Encore une belle réussite.
Par Antoinette Roméo-Brunier, librairie Le Cadran lunaire (Mâcon), Page des libraires, n°144, mars 2011


Une poignante et magistrale réussite.
Par Bénédicte Heim, Livres-addict (http://www.livres-addict.fr/), février 2011

 Par Nikola Delescluse, Paludes 587 (Radio Campus Lille),  vendredi 18 février 2011

Attachements de Victoria Horton
Par Elisabeth Miso, Florilettres - Fondation La Poste (www.fondation-laposte.com), février 2011

Paris, printemps 1967

L'homme qui a monté les quatre étages pour sonner à notre porte est tout essoufflé. Il est petit, très petit, tout en muscles, avec une grosse tête et d'abondants cheveux bouclés, d'un blond presque jaune. J'étais boucher, monsieur, boucher ! J'avais un métier, monsieur ! Et vous aussi, jeune homme, écoutez-moi, regardez-moi, un métier ! Et maintenant je dors à la rue, excusez, elle m'a jeté dehors, elle a fait sa crise encore une fois et moi je supportais tout, j'ai le cœur comme ça, excusez, c'est elle qui m'a envoyé à l'hôpital psychiatrique, elle m'a dit c'est toi ou moi, et là comme vous me voyez j'en sors d'avant-hier de l'hôpital, j'aurais pu y rester, j'ai sonné partout, ici, dans votre immeuble, et à côté aussi, j'ai fait toute la rue, ah ! la rue ! C'est elle qu'ils auraient dû prendre, le fou n'est pas celui qu'on pense, j'ai un cœur d'or, touchez mon cœur, jeune homme. Et toi aussi, petite, touche mon cœur, là. J'aime les enfants, allez ! N'aie pas peur !
Tout en parlant il prend la main d'Anna, la pose sur le devant de sa veste, là où il manque un bouton. C'est la toute fin de l'après-midi, il a plu par intermittence et la lumière est douce ; la porte en s'ouvrant a fait courant d'air avec la fenêtre et plaqué le rideau sur le balcon de fer forgé. Anna se détourne vivement, remet en place le rideau, jette un coup d'œil à la cour où les enfants de la concierge tournent en rond sur leurs tricycles. On les entend se chamailler. Elle repousse le battant de la fenêtre, la referme à l'espagnolette, observe sur son doigt la minuscule écaille de peinture grise, la renifle et y pose sa langue, redresse enfin la tête. L'homme nous regarde l'un après l'autre.

| A paraître | Nouveautés | Auteurs | Oeuvres | Liens | Nous contacter | Où nous trouver | Commandes |
© Quidam Editeur 2009