Albert Angelo de BS Johnson Traduit de l'anglais par Françoise Marel 184 pages.
20 euros ISBN : 978-2-915018-31-8
Fils d'un magasinier et d'une barmaid, Bryan Stanley Johnson est né le 5 février 1933 à Hammersmith et, à l'exception de la guerre durant laquelle il a été évacué, a vécu à Londres presque toute sa vie. Marié à Virginia Ann Kimpton, il est le père de deux enfants.
Ses autres romans sont Travelling People (pour lequel il a obtenu le Gregory Award en 1962), Albert Angelo (1964), Chalut (prix Somerset Maugham en 1967), The Unfortunates (1969), R.A.S. Infirmière-Chef(House Mother Normal, 1971) et See The Old Lady Decently Buried (1975), publié posthumément. Outre deux volumes de poésie, il est aussi l'auteur de nouvelles et de pièces de théâtre. Il a également travaillé pour la télévision et le cinéma.
B.S. Johnson s'est suicidé le 13 novembre 1973
Publié en 1964 et écrit dans un style peu orthodoxe, typique de ce que sera le travail de B. S. Johnson (1933-1973), Albert Angelo est célèbre notamment à cause des trous qu'arborent deux de ces pages, trous qui donnent à voir « le futur de la fiction ». Mais le futur est-il ce que l'on croit ?
Locataire d'un appartement du quartier d'Angel à Londres, Albert Albert est un architecte sans emploi qui devient professeur vacataire pour gagner sa vie,. Il est tenu d'enseigner dans des écoles de plus en plus difficiles, en une lutte incessante avec ses élèves, miroir de celle à laquelle il est confronté dans la vie en général, et particulièrement la pensée dévorante de Jenny, son ex, dont il est encore très épris
B.S. Johnson multiplie dans Albert Angelo les points de vue narratifs tout en usant du monologue intérieur avec un art consommé, dessinant ainsi un portrait d'Albert Albert presque cubiste, aussi enlevé qu'une session de jazz débridée. Johnson y révèle aussi ce qui sera son leitmotiv : « Raconter des histoires, c'est raconter des mensonges. »
« C'est, je crois, le plus drôle de ses romans, et un superbe compte rendu, scrupuleusement réaliste de ce que signifiait enseigner dans une école difficile de Londres dans les année 60. »
Jonathan Coe, The Spectator
« Albert Angelo peut de prime abord sembler une histoire triste - il est question d'un architecte qui survit comme enseignant vacataire (et qui comme tel passera l'arme à gauche) - mais le roman a des moments de pure comédie qui valent tout ce qui a été publié en Angleterre depuis cinquante ans. »
Nicholas Lezard, The Guardian
L'école est finie, ou presque Johnson, en explosant les codes de la narration, excelle à retranscrire l'ambiance potache et insolente d'un collège, les bavardages de fonds de classe et les pensées d'un prof paumé, qui s'ennuie finalement autant que ses ouailles. Par Ursula Michel, Snatch, n°3, juillet-août 2010
Roman à trous Il faut lire absolument B.S. Johnson et découvrir son univers noir et ironique, sa plume acerbe et inventive. Par Anne-Sophie Demonchy, le Magazine des livres, n° 15, avril-mai
Traverser la page Avec ses deux pages trouées, Albert Angelo (1964) est le plus célèbre roman de B.S. Johnson, l'un des principaux expérimentateurs du roman britannique moderne. Une curiosité sardonique et inventive sur l'école, la poésie et la mort, incorrecte à tous égards. Par Ludovic Barbiéri, Chronic'art n°53 , mars 2009
Le mentir-vrai de BS Johnson Typique de ce que sera son univers, le deuxième roman de l'écrivain anglais offre ce mélange d'exigence et de douce folie. Par Richard Blin, le Matricule des anges n°101, mars 2009
Comment je vois Mr. Albert
Je pense que Mr. Albert est orrible parfois parce qu'il se plein tout le temp on peut jamé rien dire s'en se faire en gueulé ou changé de plasse. Mr Albert et gros et il a les cheveus blonds, il se moque toujour des garçons mais jamé des filles parce qu'il chouigne trop. Il est caraimant ringar vu qu'il porte des chaussures démodé à bouts ronds des pantalon large et une cravate qu'a pas l'air nette. Ces cheveux sont tout le temp en pétard, faut qu'il s'achète un peigne. Je pense qu'il est car éman méchan avec les garçons juste parce qu'ils disent des conneries mais y en a qui méritent vraiment qu'on les frape mais pas sur la tête. Il est pas très sévaire, quand il frape un garçon et que le garçon se mais a chialer où a lui répondre et bien là il a les jetons et alors il se mais de nouveau a être gentil avec le garçon. si y en a un ou une qui manque l'école quand il ou elle revient il demande pourquoi ils avait manqué l'école et moi je dis que sais une vrai fouine et que sait pas ses ouagnons une vrai fouine. Il est tout le temps en train de crier sur quelle q'un et quand il crie on dirait que les mur vont s'ecrouler. sait pas juste que sait les filles qu'il sépare et pas les garçons.