Magnifique, ce livre l'est par la justesse inouïe de sa langue, par Agnès Léglise, Rock & Folk, mai 2006
La vie de lecteur est une belle leçon d'optimisme et d'espoir - quoique absolument inutile et inapplicable dans la réalité - du genre tout vient à point à qui sait attendre ou patience et longueur de temps font mieux que Rage Against The Machine bref, avec près de trente ans de retard arrive enfin chez nous la traduction de cet époustouflant Lithium pour Médée, première fiction d'une singulière auteure, poète incantatoire et artiste écorchée, qui nou raconte dans ce très beau texte, les errements crépusculaires d'une héroïne sans nom, junki e shootée à la coke dans un Venice décadent et décrépi. La narratrice, glacée entre un père mourant, une mère toxique et d'anciennes ombres, se livre au « vent chaud » de la drogue et de l'amour destructeur et des « tentations, solitudes et ruines, intenses et abominables ».
Magnifique, ce livre l'est par la justesse inouïe de sa langue, par le flux poignant et fulgurant de sa narration éclatée, par la délicatesse woolfienne des sentiments, par la justesse poétique, par le lyrisme que Braverman déploie dans ce petit miracle de vérité noire, d'invention lumineuse, de réalisme magique. » Agnès Léglise