L'écriture est fluide et agréable, parfois teintée d'un lyrisme un peu « délirant » qui contribue à recréer l'atmosphère envoûtante que requiert l'intrigue. Par A.C. Corbin de Mangoux, Les Notes bibliographiques, 13 octobre 2009
C'est à Cluquet, un village perdu entre l'océan Atlantique et une forêt tentaculaire, qu'en 1907 l'arrière-grand-père d'Audric construisit sa maison, berceau de la lignée « Gueudespin ». Elébotham, disparu pendant la Grande Guerre, possédait un physique de colosse, des pouvoirs un peu magiques. Son arrière-petit-fils, installé dans la maison familiale, raconte l'histoire de son aïeul. Il est travaillé par ses sentiments contradictoires sur l'évolution du monde et imagine des explications historico-scientifiques au destin hors normes de son ancêtre qui l'habite et finit par l'envahir.
Ce second roman de Jérôme Lafargue (L'Ami Butler, NB février 2008) se déroule dans le contexte familier de ses Landes natales. Océan et forêt, personnalisés, en sont des acteurs à part entière. L'écriture est fluide et agréable, parfois teintée d'un lyrisme un peu « délirant » qui contribue à recréer l'atmosphère envoûtante que requiert l'intrigue.