Une machine littéraire inexorable, d'une maîtrise époustouflante Par Sylvie Prioul, le Nouvel Observateur, 10-16 novembre 2011
Dans la Grèce des années 1960, un conseiller d'Etat amateur de poésie est saisi de la requête d'un jeune militaire à qui l'armée refuse de l'avancement. De refus en nouvelles requêtes, «le Beau Capitaine» va l'obséder plus que de raison. Sa beauté, son obstination, sa déchéance enfin, constituent la trame de ce récit en boucle, qui se développe sur fond d'agitation politique jusqu'au coup d'Etat des colonels en 1967. Un roman prenant, machine littéraire inexorable, d'une maîtrise époustouflante.